Paroles de skippers

Clément Commagnac - Rennes Saint Malo (Class40)

Ça va il fait chaud, on est en approche. Là nous sommes sous spi médium car il nous manque le grand, il y a entre 10 et 15 nœuds, la mer est calme, ça avance doucement. On devrait arriver demain matin un peu avant le lever du soleil. On pense à l’arrivée, il y a pas mal de choses qui nous ont manquées pendant ces 20 jours ! Nous sommes pressés de retrouver les gens, boire un verre, manger un bon plat…

On va arriver contents à Salvador de Bahia. Il y a beaucoup de trafic et pas mal de plateformes pétrolières, on vient d’en croiser une. C’est ma première fois l'arrivée à Salvador, la surprise va être totale !

 

Alexandre Hamlyn – Chocolat Pariès – Coriolis Composite (Class40)

C’est plutôt agréable là, nous avons eu une bonne journée hier sans manœuvre, nous étions sur les écoutes pour essayer de se refaire. Là on est sous spi avec un angle optimal pour une arrivée d’ici 24h. On est toujours dans la course, c’est une situation plutôt confortable pour cette fin de course. Pour rattraper les frères Courbon, il nous faudrait 1 nœud de plus. Nous sommes au maximum à la barre mais pas d’option révolutionnaire, juste des changements de voile selon l’adonnante et la refusante. Il y a pas mal de trafic marchand ça s’intensifie de plus en plus, on fait gaffe à ça.

Les nuits sont magiques, bien noires au début puis la lune qui se lève rend la mer magnifique, les levers de soleil ont aussi des lumières somptueuses, c’est totalement différent de la Manche ! Côté nourriture, il nous reste pile poil ce qu’il faut mais on n’a plus de pamplemousse, ça manque !

 

Mathieu Claveau - Prendre la Mer, Agir pour la Forêt (Class40)

Ça va très bien. Nous sommes sous grand spi depuis 1h, on a 15-17 nœuds de vent, on file vers Bahia où nous devrions arriver dans un peu plus de 24h. On reste vigilants car il y a pas mal de pêcheurs qui ne sont pas indiqués à l’AIS. Chocolat Pariès – Coriolis Composite est derrière nous mais on se méfie ! Ils vont sans doute tout faire pour ne pas se faire avoir par un bateau vintage !!

Cette nuit nous avons bien dormi en prévision de cette journée qui s’annonce plus intense avec du vent fort à 25 nœuds qui devrait arriver dans la nuit. C’était annoncé hier également par les fichiers météo mais les prévisions étaient fausses, donc à voir. Ce qui se profile va sans doute être compliqué avec notamment pétole dans la Baie de Tous les Saints. Le bateau est intact, nous avons aucune déchirure de voile, ce qui est parfait pour notre petit budget ! Les frères Courbon sont trop loin pour nous d’autant que leur bateau va super bien. Cette nuit, nous nous sommes tout de même mis au large pour voir si potentiellement nous pouvions tenter quelque chose. En revanche, nous sommes contents d’avoir pu raccrocher sur Edenred, on n’a pas compris ce qu’ils étaient partis faire le long de la côte du Brésil ! Petite précision pour finir, c’est mon anniversaire aujourd’hui, j’ai 31 ans ;)

 

Florian Gueguen - Equipe Voile Parkinson (Class40)

Nous sommes en plein dans le Pot-au-Noir, on fait avec !... Nous avons des toutes petites conditions, c’était bien jusqu’à minuit puis de gros nuages sont arrivés et nous nous sommes retrouvés à 0 nœuds, avec en plus une panne moteur à gérer… Actuellement il y a un tout petit flux d’est qui nous permet d’avancer tranquillement. C’est notre troisième jour de Pot-au-noir, ça commence à être long ! Mais on va y arriver. On l’appréhendait notre premier Pot et nous sommes en plein dedans… Le groupe de 3-4 bateaux qui était devant nous est passé pile poil au bon moment et ça s’est refermé sur nous… Nous nous étions préparés à cette éventualité mais c’est difficile à gérer, il ne faut pas s’énerver. On se relaye par quart pour bien se reposer et rester zen ! Ce matin au réveil, nous avions 0 nœud… L’entrée dans ce Pot-au-noir, c’était orage à droite, orage à gauche, derrière, devant, le tout pendant 6 h, puis une molle complète puis des grains ! Ce matin, c’est un peu lunaire, c’est comme-ci tu étais dans une bulle avec des nuages autour. C’est tellement plat que l’on ne se croirait pas au milieu de l’Atlantique. On ne pensait pas à la fermeture de la ligne mais depuis l’arrivée de Crédit Mutuel, on y pense ! Sur nos routages c’est réalisable mais vu que nous sommes toujours dans le Pot, on va voir… D’une course-poursuite pour rattraper les autres, c’est devenu une course contre la montre !

 

Georges Guiguen - Terre Exotique (Class40)

Nous sommes à l’entrée du Pot-au-noir, on n’a pas encore été stoppé, tout va bien. Le plafond était bas au petit jour mais là c’est bien dégagé avec un petit vent de sud-ouest. Rien de méchant dans le Pot, pas plus qu’en Bretagne ! D’après les cartes météo, c’était fermé à l’est du 24ème degré de longitude. Notre bateau n’est pas aussi rapide que les autres, c’est le numéro 1 des Class40 ! Ça va être mon premier Pot-au-Noir et on a tout ce qu’il faut pour les festivités du passage de l’équateur ! Pour la fermeture de ligne, ça va quand même être chaud.

 

Yves Courbon - A Chacun son Everest (Class40)

Ça va très bien, les conditions sont géniales, ça pousse bien, le bateau va bien, on croise les doigts ! Nous avons tout checké, notamment le mât et tous les laschings, on vérifie que rien ne s’use trop vite comme ça pousse pas mal. On cravache pour gagner milles après milles, c’est toujours passionnant. Il peut y avoir un coup à faire tant que l’on n’a pas franchi la ligne. Nous, on ne se dit pas plus que trois jours mais encore trois jours de mer à glisser ! On sait que nous n’aurons pas ça à la maison ! On est super content après un Pot-au-noir qui nous a bien pris dedans, c’est notre plus longue navigation, on en apprend sur le bateau tous les jours. Renaud s’est blessé il y a deux jours donc on fait gaffe quand même. Il s’est fait un lumbago dans une manœuvre. Il a fait deux jours de bannette du coup. Comme nous étions au reaching, il n’y avait pas trop de manœuvre donc j’ai pu gérer au maximum. Le pilote bosse pas mal, nous essayons de rester sur la route pour faire de la vitesse.

Kito de Pavant – Made in Midi (Class40)

Ca va, nous avons retrouvé le beau temps, on a attendu cette journée pendant deux semaines ! Ça a fait du bien au bateau qui était très humide et a pas mal souffert. Les conditions nous poussent dans le bon sens et on en profite. Actuellement, il y a grand soleil avec 15 nœuds de vent d’est, ça pousse sous spi et grand-voile haute. Nous nous sommes éloignés un peu de la côte cette nuit pour laisser les pêcheurs. Là c’est parfait pour naviguer, c’est la croisière s’amuse ici ! Ça parait cependant difficile de revenir sur Linkt, il va plus vite que nous. On ne sait jamais ce qui peut se passer mais on se ne fait pas d’illusion, sauf problème  technique pour lui, c’est peu probable.

A bord de Made in Midi, on ne regrette rien, on a bien navigué sans ennui mais nous avons eu un déficit de vitesse ces derniers jours. C’est frustrant mais on le savait en partant avec ce bateau-là. Avant le départ du Havre, on nous aurait dit que l’on terminerait 7ème avec nos conditions, on signait de suite. On fera le bilan une fois arrivés, on aura plus de temps. Pour le moment, il faut être vigilant il y a encore 200 miles à faire et il peut y avoir des orages près des côtes. On le fera devant une caïpirinha  au club de Salvador !!

Je ne suis pas surpris pour Crédit Mutuel, puisqu’on a l’expérience des Minis de David Raison mais on ne pensait pas à une telle différence de vitesse notamment avec Aïna et Leyton. C’est un peu inquiétant pour la Class40 qui était très homogène jusque-là. On avait des bateaux très aboutis, comme le vrai Made in Midi, et là on se retrouve avec des bateaux déjà obsolètes. Ils ont bien navigué avec Crédit Mutuel,  avec une stratégie adaptée à leur bateau. Ces nouvelles performances font que c’est la suite qui m’inquiète plus que le présent !

Fabien Delahaye – Leyton (Class40)

On a hâte d’arriver ! Ça a été le mauvais scénario pour nous ces derniers jours. Nous avons montré sur l’ensemble de la course que nous étions bien dans le match mais c’est dur de rivaliser avec la vitesse de Crédit Mutuel ! Nous étions plus près d’eux que d’Aïna Enfance et Avenir mais ces derniers jours, on a eu du mal à contenir Aymeric et Pierre. Beaucoup de grains nous ont collé à 5 nœuds. On savait que le flux allait se reconstituer en fin de journée et là c’est plutôt un bon thermique pour nous. De toute façon quand on se rapproche de la côte, il se passe des trucs. Sur les transats, les arrivées sont souvent à rebondissement, il y a peu d’options à faire, juste gérer les voiles selon les changements de direction.

Je fais un bilan super positif de notre duo avec Sam, on est sur la même longueur d’onde, c’est donc sympa à naviguer, on est toujours resté sur la même longueur d’onde en terme d’engagement et d’objectif. C’est une belle expérience cette transat.

Crédit Mutuel, on connaissait son potentiel mais on n’avait navigué avec eux qu’en bord de côte. Au large dans la mer formée, c’est là que s’est fait la différence . Lorsqu’ ils ont pris des risques en sortie de Manche, nous avons été plus conservateurs. Leur décalage ouest puis nord a été payant, le bateau s’est vite envolé. Un bateau qui va vite au bon endroit, c’est sûr que ça fait des ravages !

 

Pierre Louis Attwell Vogue avec un Crohn

Ca se passe mieux pour nous maintenant qu’on fait moins de portant VMG car on n’a plus de spi. Ca se bagarre bien ! En ce moment, c’est une étendue infinie de ciel bleu, il y a des nuages. Hier on a croisé un voilier au large. On n’a pas croisé beaucoup de monde sur l’eau, le quotidien est ponctué de rencontre de poissons volants, d’oiseaux qui nous accompagnent et qui se posent de temps en temps. Je pense que ce sont des oiseaux qu’on n’a pas en France, ils sont beaux, s’est sympa.

Pendant la nuit, on essaie d’avoir un rythme de 1h pour rester bien vigilant, le vent est assez irrégulier, parfois ça ne se passe pas bien avec le pilote automatique, donc il faut barrer quand l’angle est serré, le jour c’est plus décontracté. On se repose bien, c’est du près tout droit, c’est pas mal pour recharger les batteries. On est content quand on pense aux galères avant le départ du Havre, ces histoires d’assurance. C’est incroyable d’être là, on est dans le match, on n’a pas trop de casse sur le bateau. On est heureux de vivre cette belle course. 

Catherine Pourre, Eärendil (Class40)

Ca va bien, on trouve que ça serait bien si on avait plus de vent, ça oscille pas mal. Sur cette descente vers le Brésil, cela peut jouer encore. On aimerait bien encore en rattraper des places, ça va dépendre de ce qui va se passer près des côtes. Pour le moment, c’est tout le temps pareil, le vent est orienté très sud.

On a cassé le hook du code 0. Du coup, pour nous c’est mieux si on navigue près du vent ou carrément au portant. Tout le monde essaye de se positionner. Cela ne fait pas de gros écarts de vitesse. On est passé à travers le Pot assez facilement, on avançait grâce aux grains qui montaient à 30 nœuds, c’était bien pour avancer. Là, on a moins de choses à faire, quoiqu’il faut remplir le ballast, mais les quarts rallongent. Ca sent l’écurie ! On a surtout des poissons volants, cela laisse la place à méditer, mais on préfère quand il y a du vent ! On a 14 nœuds de vent, ce n’est pas la guerre à bord !

Emmanuel Le Roch, Edenred (Class40)

On est sorti du pot dimanche dans la journée, on pensait avoir des conditions plus ouvertes au niveau du vent, on est au près, on lutte un peu car on est sous le vent. C’est clair que ça va être une belle fin de course, on a des bateaux avec lesquels on se bat, ça va se jouer dans les dernières heures, le vent va adonner après Recife, on sera tous sous spi.

En ce moment, nous avons 18-22 nœuds au près océanique, nous avons quelques grains cette nuit. Nous sommes grand-voile haute trinquette, ballasté à fond, matossé à fond. C’est la vie penchée, ça tape mal dehors, dehors ça mouille et dedans on a chaud ! On s’entend bien avec Basile, on s’éclate, on se marre bien, on fait le job comme il faut, on est en forme, on se repose, on essaye de garder de la fraîcheur pour la fin car ça va être intense.

Frédéric Duchemin #Attitude Manche

On a vécu une journée entre molle et coup de vent. C’était difficile, cela tapait beaucoup ! Cette nuit, la mer s’est calmée, le vent est reparti pour une dizaine de nœuds. Le bateau a un peu souffert et nous aussi ! Nous sommes super contents d’être repartis, il fait beau maintenant, le ciel est bleu, le moral est au beau fixe. Le vent est déjà sud-est je pense, on pense commencer à sortir, les nuages sont blancs donc je pense que ça sent la sortie direction l’équateur. C’est nouveau pour nous, on a une petite bouteille de champagne, on va fêter ce passage tous les deux, ce sera le moment marquant de la journée à venir. On a été baptisé dans le Pot-au-noir, on a découvert la météo, on a travaillé sur les photos satellites, mais malgré tout, c’est très compliqué de gérer la réalité. Quand tu es coincé dans une molle il faut aller chercher le vent, ce n’est jamais simple de comprendre cette météo, c’était notre grande difficulté. On est au coude à coude avec Leclerc. Ils sont rentrés dans le Pot avec un peu d’avance, mais maintenant, on s’est rapproché. Il y a une possibilité de les battre d’ici la fin de parcours.

Adrien Hardy – Crédit Mutuel (Class40)

On est sur la dernière journée de navigation avant l’arrivée, c’est sympa, on a des conditions idéales, mer plate, 10-15 nœuds de vent avec la lune, on aperçoit la côte au loin sous le vent. Avec quelques bateaux de pêche ici ou là, on espère qu’on ne va pas trop ralentir aujourd’hui, on espère franchir la ligne en début de nuit. On est passé sous gennaker, on était sous spi, le vent a refusé, on était un peu sous la route, on a affalé, on a fait une manip’ et on a renvoyé. On est reparti. Dans quelques heures, ça va adonner, on va renvoyer le spi. C’est sympa d’aller manœuvrer à l’avant. Cela fait 4-5 jours, que ça n’adonne pas ! J’avais des souvenirs de Mini Transat où le vent adonnait vite, on se retrouvait sous spi, mais nous, jusqu’à hier soir on était au près, les alizés sont plus sud, on fait quand même la route directe.

Pour Ian, ce sont des moments chouettes, son projet s’est mis en route depuis un an, on se remémore un peu les points forts et faibles de la course, les erreurs et les points forts, d’un point de vue du voyage, c’est chouette, on se rend compte du trajet qu’on a fait, Fernando de Noronha et maintenant la côte. D’arriver sur la côte comme ça en bateau, c’est un voyage… C’est superbe, il y a la compétition et le voyage, chaque course est différente de ce point de vue. Notre ETA ? Nous pensons arriver vers 2-3 h TU, c’est-à-dire minuit une heure locale.

Erik Nigon – Vers un Monde sans Sida (IMOCA)

Ca va ! Ca va mieux qu’hier soir, on avait vraiment besoin de regagner dans l’ouest, on a fait du près serré en mode Solitaire du Figaro, on va pouvoir ouvrir les voiles et finir quasiment en ligne droite. Ca a tapé au près avec du vent qui bougeait de 30° en permanence, on est fatigués mais contents !

Il y a eu un coup de stress, on s’est concentré pour faire avancer le bateau, ce n’est pas de la lassitude mais une forme de fatigue latente, on a du mal à relâcher la pression, on veut se battre pour grappiller des milles jusqu’à l’arrivée. On est à 500 milles de l’arrivée, ça nous rebooste pour les dernière 48h.

On a croisé Alexia juste avant les Canaries dans un empannages, on a vu un mini 6,50 qui repartait des Canaries, on a vu personne depuis les Canaries. Il y a tellement d’espace sur l’océan qu’on ne se voit pas !

Normalement, on devrait avoir un peu d’adonnante, on va rester à 30-40 milles de la côte pour ne avoir d’orage qui nous ralentisse complètement. Ca va s’ouvrir quand même ! On devrait arriver dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

Ian Lipinski - Crédit Mutuel (Class40)

On est impatient d’arriver parce que le bord est un peu longuet depuis le Pot-au-noir, il ne se passe pas grand-chose mais le bon côté est que la mer est plus sympa aujourd’hui ! Il fait très chaud, le ciel est chargé de cumulus, nous avons entre 13-15 nœuds de vent de sud-est, on est sous génois et grand-voile. On considère que l’on est bien, il n’y a pas de raison que ça change mais on regarde tout de même le pointage toutes les heures ! Nous sommes à 30 milles de la côte pour éviter le trafic des cargos,  on en a vus vers Fernando de Noronha. Il n’y en a plus trop là mais on redouble de vigilance il peut y avoir des retournements de situation donc on fait attention. On a croisé Gitana, c’était rigolo quand on a vu arriver à l’AIS un bateau à 35 nœuds, on s’est dit c’est un Ultime !! Hier Adrien a fait du pain et aujourd’hui il fait un crumble !! Le routage nous voit arriver après demain matin très tôt, vers 4/5 heure du matin TU, soit vers 1 heure du matin local à l’entrée de la Baie de tous les Saints !

 

Simon Koster - Banque du Léman (Class40)

Je sors tout juste de la sieste ! Ce matin, nous sommes positionnés au sud de Fernando de Noronha, on a une quinzaine de nœuds de vent. Il y a plus de mer depuis une heure, on fait du reaching serré, tout droit vers le continent. On bataille avec Made in Midi et Crosscall Chamonix Mont-Blanc qui sont proches de nous, on essaye de grappiller des milles. Nous avons eu beaucoup de vitesse et pas mal de stratégies de placement il y a quelques jours mais avec le Pot-au-noir, ça a tout décalé. Louis sur Crosscall a un petit avantage sur nous qui sommes au près mais on arrive à tenir la cadence. On a quasi toutes nos voiles en bon état sauf le petit spi qui a pris cher mais on en n’aura pas besoin. Le bateau est en bon état, rien ne nous freine, des petites casses mais qui n’empêchent pas d’aller vite. On est content d’être arrivé là sans trop de mal. Le bémol c’est le Pot-au-noir où nous avons été collés plus longtemps que les autres. Ils sont revenus à nos côtés du coup, c’est énervant mais on régate toujours !

Stéphane Le Diraison - Time For Oceans (IMOCA)

Ça va bien, on arrive !!! Nous sommes ravis d’avoir fait cette transat, c’est un beau parcours, on aurait pu faire différemment mais bon, il faudra revenir ! Quand on traverse l’Atlantique, c’est déjà une satisfaction. On savoure nos derniers moments car après tout va s’accélérer. Cette nuit a été splendide avec de magnifiques lumières, une bonne température, ça contrebalançait avec les heures précédentes ! Nous pensons déjà à la prochaine édition ! Là nous avons 15 nœuds de vent d’est, un alizé classique avec une mer toute plate, ça fait du bien après le Pot-au-noir où nous avons été bien secoués dans une mer hachée. On en profite jusqu’au bout ! La bouée cardinale est à 16 miles donc nous devrions couper la ligne vers 10h heure locale et c’est tant mieux parce qu’on n’a plus rien à manger !!

Louis Duc Crosscall Chamonix Mont-Blanc (Class40)

Ça va impeccable ! Alors il fait beau à Bahia, l’ambiance est bonne ?

On se bagarre, on essaye de distancer les concurrents derrière nous. Aïna est à 60 milles devant nous, mais nous sommes plus rapides depuis la sortie du Pot-au-noir donc on essaye de le rattraper. 

On surveille nos voiles, on fait souvent de l’atelier couture, on a éclaté tous les spis mais on espère pouvoir réparer. On a un gennak abîmé, il est en atelier, il sèche. On devrait pouvoir le renvoyer dans la soirée.

Actuellement, nous sommes sous grand-voile et solent. On est en pleine forme, on gère bien tout ça mais on croise les doigts sur notre atelier voilerie, ça nous préoccupe pas mal… 

Nous devrions être dans la Baie de tous les Saints dans la nuit du 14 au 15 novembre. Ça risque de mollir à l’approche de Recife, on va avoir une bonne douzaine d’heures difficile à gérer !