Paroles de skippers

Marc Dubos, skipper d’Esprit Scout (Class40)

Pour l’instant, on a eu deux épisodes de grains. Le premier, c'était  la nuit et il nous a un peu surpris parce qu’on avait passé la zone avec les éclairs. On était sous spi , c’était un peu violent et ça nous a refroidi. Depuis, on est sous code zéro. Tu peux rouler-dérouler plus facilement. On ne s’est arrêté que deux fois pour l’instant, 5 à 6 heures hier, deux heures ce matin.

D’après la météo, le Pot est vers 5° de la latitude Nord, nous on est par 6°, on va bien voir comment on sort. Le vent est sud/sud-est et on marche au près dans 7 à 8 nœuds. Y a plus qu’à avancer tout droit vers le Brésil.  Pour le passage de l’équateur, j’ai rien prévu. Je sais pas si Jacques a pensé à  quelque chose. Maintenant, c’est cap sur Salvador de Bahia, je sais pas si c’est plus facile y a toujours des petits trucs qui peuvent se passer au large du Brésil. On ne fait pas d’ETA par rapport à la fermeture de la ligne, on ne sera rassuré que lorsqu’on l’aura franchi.

La suite du programme pour nous, c’est d’être premier des Class 40 américain  en faisant le maximum de courses là-bas. On a tout un programme pour cet hiver.

Benoit Hochart, co-skipper de Eärendil (Class40)

Ca se passe bien, on est sous spi, route directe sur la ligne d’arrivée. On a fait une option dans l’Est pour essayer de battre Gustave Roussy, mais ça n’a pas très bien marché. Dans la nuit, c’était compliqué de trouver la bonne vitesse avec un vent très changeant entre 15 et 25 nœuds. On s’est aussi  fait bloquer par un nuage sans vent hier dans la soirée... Par rapport à l’ensemble du parcours, finir 8ème ou 9ème ça ne change pas grand chose mais c’est plaisant d’avoir pu régater jusqu’au bout. On s’attend à une arrivée un peu compliquée avec peu de vent. A part quelques irritations,  je continuerai bien à bord, je suis bien sur le bateau. Mais ça va être super de découvrir Bahia par la mer. Je suis déjà venu car j’ai une cousine qui vit là bas, mais j’ai hâte de voir à quoi ressemble cette ville vue de la mer.

Sylvain Pontu, skipper de Gustave Roussy (Class40)

Ca se passe très bien. Nous félicitons les vainqueurs. Ils ont fait une super course, impressionnante. Nous, on vit notre course à notre rythme. On essaie de pas trop mollir non plus car derrière il y a Catherine et Benoît. Sur Earendil, ils s’arrêtent souvent mais ils vont vite ! Comme ils sont plus à l’est, ils touchent un meilleur vent et on n’arrive pas à les suivre.

 Tous ces jours-ci, on était dans une position un peu bâtarde depuis longtemps. Trop lofés pour le gennaker, on n’ arrivait pas à accélérer. Trop abattus pour le génois qui ne nous propulse pas assez vite. Maintenant qu’on a touché l’adonnante, c’est un peu pareil entre le gennaker et le spi medium… On a tout essayé, on barre beaucoup.

C’ est une phase d’apprentissage, on a eu le bateau très tard, le reaching on n’en a pas fait beaucoup. Ils nous mettent la pression et ça nous motive. On  ne distingue pas encore la côte, on voit juste des cargos c’est tout.

On est dans la même philosophie que Colombre XL. Des amateurs qui vivent une aventure en double. Avec Christophe, on porte les couleurs d’une fondation. Si on arrive dimanche, on aura bouclé le parcours en 21 jours, à une honorable place de 8ème ou 9ème, c’est inespéré pour nous. On est très soutenu, on reçoit beaucoup de messages, de SMS, de la fondation. Ils nous mettent la pression ! 

Philippe Burger, skipper de Gras Savoye Berger Simon Obportus (Class40)

Ca sent l’écurie comme on dit, même si une écurie doit sentir meilleur que l’intérieur de notre bateau. Quand j’ai fait la Transat Jacques Vabre en 2013, on allait à Itajai c’était vraiment long, cinq jours de plus quand on passait par le travers de Bahia ! On aimerait aller plus vite mais on a des soucis de voiles. C’est normal qu’on se soit fait doubler par Catherine Pourre, je vais lui souhaiter sa fête à l’arrivée, c’est le 25, ça tombe bien !On a tout ce qu’il faut en nourriture pour terminer. Et l’eau, on en a tellement qu’on se rince de nos douches d’eau de mer à la San Pelegrino ! Là, on va attaquer le lyophylisé. Au début, on a peu mangé. J’ai un copain restaurateur qui nous a fait des plats sous vide. Choucroutte, souris d’agneau, blanquette de veau, on s’est régalé sur toute la descente. Nous navigons actuellement sous gennaker et grand-voile à 1 ris, on allonge la foulée. On va passer Recife ce soir, on commence à croiser pas mal de bateaux. On s’attend à avoir quelques nuits difficiles. On aimerait arriver dimanche mais pas pendant la remise des prix !

Jose Guilherme Caldas, skipper de Mussulo 40 Team Angola Cables (Class40)

On approche des côtes brésiliennes, c’est une fin de course que je connais parfaitement. C’est le « Caminho da Roça » comme on dit en brésilien, une expression qui veut dire en gros, le chemin de la ferme, celui que tu fais tout le temps, qui te ramène chez toi. C’est très émouvant même si on connaît bien Salvador de Bahia. C’est une expérience extraordinaire de vivre comme ça au rythme de la régate pendant 20 jours.  A part nos problèmes de voiles, tout va bien. Après Recife demain, on va aller plus vite !

Catherine Pourre, skipper de Eärendil (Class40)

On essaye de rattraper Gustave Roussy mais il y a encore pas de milles entre nous, c’est notre cible. Pour le doubler d’ici l’arrivée, il faut qu’on avance 1 nœud plus vite en moyenne, c’est pas mal. Le vent est soutenu, avec 15-18 nœuds sous les nuages et il a un peu changé de direction. On était limite au travers, maintenant est sous gennaker et on essaye d’aller le plus vite possible. On a encore 3,5 jours de mer avant d’arriver. On essaye de bien équilibrer le bateau, apparemment rien de ne bouge côté safran, ça a l’air de tenir on croise les doigts. Le fait d’avoir été plusieurs jours sous solent bien gîté a été bénéfique, le safran est moins sollicité que sous spi. On a fait le choix de remettre le safran réparé sous le vent, dans la position de celui qui travaille le plus en se disant que l’autre pourrait bien casser de la même manière. J’espère que c’était le bon choix. On commence à être un peu rassurés d’être proche des côtes plutôt qu’au milieu de nulle part. Ces deux arrêts, Camaret, Mindelo, nous aurons coûté cher en temps, mais c’est sympa d’avoir encore un concurrent dans le viseur et on est assez fiers d’amener le bateau jusqu’à Bahia.

 

Massimo Juris, skipper de Colombre XL (Class40)

Ca va pas mal mais on des soucis car on a cassé avant-hier le spi medium qui était parfait pour les conditions. Maintenant on porte le spi de capelage mais il est aussi abimé, il est en train de se déchirer à nouveau. Donc, on va mettre le grand spi mais comme on a 18-22 nœuds de vent, c’est un peu limite et il faut barrer. Je ne crois pas qu’on a assez de matériel pour réparer le medium, donc on risque de finir comme ça. Si le vent monte, on peut porter le gennaker de capelage mais ce n’est pas bon pour les angles de descente. C’est V and B qui a gagné ? Ah d’accord, de tout façon, c’est un podium magnifique avec Aïna et Imerys, ils ont fait une course incroyable. Nous, on est pressé d’arriver. Ma femme et ma fille arrivent ce soir à l’aéroport et j’espère qu’elles vont pouvoir venir nous retrouver directement à la marina. Mais avec cette histoire de spi, on ne sait pas trop comment va se passer à la fin. C’est difficile de donner une ETA.

Phil Sharp, skipper de d’Imerys Clean Energy (Class40)

 

« La fin de course arrive , les condition de nav’ sont incroyables malheureusement on n’est pas dans la position que l’on souhaiterait. On a perdu la tête de course au reaching. Il n’y a rien à faire à cette allure, ces bateaux sont plus rapides, on a fait du mieux qu’on pouvait mais ils étaient irrésistibles. Tout n’est pas fini quand même, on a fait ce petit décalage au large, on ne pouvait rien espérer en restant dans l’axe 15 milles derrière. On sait que la nuit il ya très peu de vent sur l’arrivée à Bahia, donc on ne sait jamais. On va tout donner jusqu’à la ligne »

Marc Dubos, skipper d’Esprit Scout (Class40)

 

« Aujourd’hui, il commence à faire bien chaud. On a 32 degrés à l’intérieur, il fait meilleur dehors, on s’abrite du soleil sous la casquette. On profite des petites opportunités en fonction du vent qui est très irrégulier pour se décaler doucement dans l’ouest. On a entre 7 et 16 nœuds, c’est très variable. On fait de notre mieux avec ce que l’on a. Notre stratégie c’est de passer le pot au noir le plus vite possible. A priori, il n’est pas trop épais avec un peu de chance on devrait le passer assez vite.

Je m’occupe un peu de mes graines que j’essaie de faire pousser mais pour l’instant, ce n’est pas très probant. Autrement, il nous reste encore un peu de frais pour les jours qui viennent, quelques patates, du choux, après on attaquera les lyophilisés ! »

Olivier Roussey, skipper de Gras Savoye BERGER SIMON Obportus (Class40)

 

« Nous sommes en approche de l’équateur, on a laissé pas mal de milles dans le Pot au noir mais c’est comme ça. Les conditions sont bonnes, on a eu jusqu’à 20-21 nœuds cette nuit, on fait du 10-12noeuds, c’est un match à trois. On devrait être là dimanche. On a tout ce qu’il faut à bord pour finir la course dans de bonnes conditions, eau et nourriture, on a même plus qu’il ne faut. La vie à bord est toujours rythmée par les quarts de 2 heures, on ne barre pas beaucoup, on discute un peu dans la journée. Au reaching, on laisse faire le pilote qui va beaucoup plus droit que nous »

Christophe Rateau, co-skipper de Gustave Roussy (Class40)

 

« Ça passe très bien à bord de Gustave Roussy. Nous somme sortis du Pot au noir depuis plus de 24 heures, on a perdu ce que l’on avait rattrapé mais on fonce tout droit avec Salvador en ligne de mire.

Nos poursuivants sont à fond et ne lâchent rien et nous non plus.

Là, on vient de passer l’équateur, c’est une première pour moi. Sylvain avait tout préparé et nous avons fait tout le cérémonial avec une petite offrande à la mer. Mon bizutage a consisté aller chercher le bouteille de champagne au tiers du mat alors que j’ai un vertige d’enfer !

Avec Obportus et Eärendil, on se surveille, on est sous gennack et gv haute, on a la pression de l’arrière et la pression de l’arrivée. On va essayer d’être là pour dimanche, ne pas rater la remise des prix»

Benoit Hochart, co-skipper d’Eärendil (Class 40)

 

« On est sorti du Pot au noir, le vent est de plus en plus soutenu. On a déroulé le gennaker. On se tire la bourre avec Obportus.

Notre arrêt à Mindelo a été express et marrant. Antonio Pedro da Cruz qui a fait de la course au large et avait dépanné Thibault Vauchel-Camus pour la même avarie il y a deux ans nous a super bien accueillis. C’est drôle de découvrir un paysage quand tu n’a pas programmé de partir en voyage là bas. Il faudra revenir. J’ai croisé plusieurs personnes sur le ponton que je connaissais, c’est toujours sympa. On voulait remercier aussi Pierre qui nous a bien aidé sur l’escale à Camaret. Sans eux, les escales n’auraient pas servi à grand chose, ils ont été hyper efficaces.

En quittant le Cap Vert, on était un peu réticents de tirer à fond sur le bateau. Là, maintenant que le Pot au noir est passé, on est vraiment en mode course, on a envie de rattraper les deux bateaux de devant. C’était mon premier Pot au noir, je suis content d’avoir vécu ça. C’est magique de voir ces monstres de nuages se former et se déformer très rapidement. Je retiens les nuits avec les averses et des pluies torrentielles qui te tombent dessus sans prévenir. Ça m’a rappelé la Patagonie avec le vent qui tourne dans tous les sens  dans les canaux. On a plutôt bien géré. »

Cédric Château, co-skipper de Région Normandie (Class40)

« C’est penché et ça tape, mais on va bientôt ouvrir les voiles. On est un peu distancé par le trio de tête et on a du mal à tenir la cadence mais on n’a pas dit notre dernier mot pour finir au contact.

TeamWork 40 est très rapide, on a un peu recollé mais ça a refusé cette nuit ave un vent instable. Aujourd’hui on devrait pouvoir aller un peu plus vite et réduire un peu l’écart avec eux. Je suis plus spécialiste de régate à la journée, pas de parcours aussi long qu’une Transat mais je m’attendais globalement à ça. Ce qui nous a manqué, c’est deux mois d’entraînements sur le bateau. On l’a découvert trop tard et le premier tiers de la course, on a cherché les réglages, on manquait d’automatismes. On est plus dans la découverte que dans la réalisation parfaite. C’est globalement bon mais un peu frustrant d’avoir vu nos camarades s’éloigner.

On se connaît bien avec Olivier, la cohabitation à bord est bonne. On s’est bien reposé depuis le Pot au noir. On fait des quarts pas vraiment établis, c’est plus en fonction de la forme de chacun. »

Aymeric Chappellier, skipper d’Aïna, Enfance et Avenir (Class 40)

 

« Que l’on soit en tête ou deuxième aujourd’hui, ça ne change pas grand chose. On voit très bien V and B à côté. On est l’affut de la moindre risée, on essaye de tout préparer pour l’arrivée et rester devant. Ca va, le vent a baissé cette nuit on a une dizaine de nœuds on devrait passer sous grand spi pour le fin de la journée.

Ça va commencer à être dur pour Imerys Clean Energy de revenir mais à la fois, 15 milles de retard sur 400 à courir, rien n’est impossible. Ce qui est sûr, c’est que le podium des Class40 est là.

On est bien reposé pas de soucis, le but c’est pas de faire du match-race. On va continuer à naviguer comme on pense qu’il est bien de naviguer, soigner tous les facteurs de la performance, matossage, réglage des voiles et du pilote, assiette, repos des bonhommes pour rester lucides. »

Arnaud Boissières, skipper de La Mie Câline-Artipôle (Imoca)

 

« Ça va bien, on glisse bien sous spi, avec de temps en temps des grains sans vent. On a eu un magnifique lever de soleil, les dernières heures de nav s’annoncent plutôt sympa.

C’est le bataille avec Newrest – Brioche Pasquier, on s’est retrouvé le long des côtes bord à bord, il est passé devant hier et a conservé sa position toute la journée. Maintenant, les conditions sont  plus portantes, on est repassé devant mais rien n’est joué.

Je suis un peu déçu d’avoir été lâché par les deux bateaux de devant, mais c’est top pour la fin ce match à deux, ça nous rend dynamiques

Je sais que ce sont les derniers milles avec ce bateau et Salvador de Bahia est un atterrissage particulier pour moi. En 2007, j’ai fait ma première Transat Jacques Vabre ici et maintenant, c’est au tour de Manu. Je garde aussi en mémoire le souvenir de la Mini en 2001. J’avais vu une baleine juste avant l’arrivée. Il y a un petit côté historique pour moi à Salvador.

Maintenant, Newrest – Brioche Pasquier est parti au large. Ils n’ont pas la même voile d’avant que nous et pas le même angle. Nous, on essaie de descendre au mieux sous grand spi. On surveille toutes heures sa position et on verra pour faire du contrôle direct plus proche de l’arrivée. »

Yoann Richomme, skipper de Vivo A Beira (Imoca)

« On va nickel, on a hâte d’arriver, on commence à ranger le bateau et préparer les derniers empannages. Faire le bilan entre nous aussi, c’est sympa. La dernière nuit était belle, très étoilée, ça change car on a eu un ciel très couvert dans l’ensemble depuis le départ. Par contre ce matin, il fait déjà très chaud, on est chacun dans notre coin dans le bateau. On va avoir l’ombre des voiles dans quelques heures.

Même à l’heure du GPS, c’est toujours émouvant de voir la terre, on n’avait rien vu depuis Ouessant. Là, on est tombé sur les grandes tours de la ville de Recife. Hier, on a vu des paysages un peu plus verts avec notre recalage vers la terre. On croise aussi pas mal les pêcheurs

L’arrivée va être sympa. Avec un bon plat de poisson et de légumes et une bière pour moi. Pas mal de proches sont à Bahia, la famille de Pierre aussi.

Ca s’est bien passé entre nous cette Route du Café. On a eu très peu de pépins techniques, ça nous a rendu la vie facile et on a pu faire ce qu’on voulait. Il n’y a pas eu non plus de frustration par rapport à des coups tactiques ratés. On était très raccord avec Pierre, c’est un joli projet qui s’achève, dans la joie. »

Philippe Burger, co-skipper Gras Savoye Berger Simon Obptortus (Class40)

J’ai cru que c’était le livreur de pizza, écoute on en a bavé cette nuit à tirer des bords et à faire des manœuvres sans arrêt. Là, on est en petite tenue sous la pluie, et je crois qu’on est sortis du Pot au noir et qu’on prend la direction de la ligne d’arrivée. On est sous gennaker, on est sur la route là, on a gardé le décalage par rapport à Gustave Roussy, ils nous ont mis le tarif mais rien n’est perdu. Le Pot au noir, ce n'est vraiment pas la partie la plus démente de la course. Il y a 4 ans on était passés, mais cette fois-ci, on s’est pris un mur de grains, on n'a pas eu beaucoup de vent. On a pris plusieurs douches la nuit. C'est quand même idiot : pendant 10 jours, on en n'a pas pris une, et là on en prend 7 d’affilées ! C’est vrai que c’est éprouvant, j’ai pris la bôme deux fois sur le crâne, mais nous ne nous sommes jamais énervé !

Et maintenant, comme on dit : tout shusss !!!! Nous on y croit ! 

Maxime Sorel, skipper de V and B (Class40)

Il y a beaucoup de bruits dans le bateau ! On est à côté d’Imerys là, on le voit pas mal, l’ambiance est grand soleil avec un ciel bleu mais très humide. On a le couteau entre les dents, on essaye de grappiller chaque mille, on essaye de continuer dans la lignée depuis le début. On est à 90 degrés du vent entre 18 à 25 nœuds dans les grains, on est sous gennaker.

Aïna Enfance et Avenir a eu pas mal de vent avant nous, c'est classique, ça part pas devant. Nous avons eu derrière une molle, mais c'est vrai que depuis le début on a des vitesses assez proches. Malheureusement, ça fait un bout de temps que le bateau est dans le rouge. Dès que ça tape fort, on se dit que l'on est pas très doux avec lui. On a des voiles qui sont en tête d’environ 90 mètres carrés donc ça tire sur le mât. Nous avons toujours notre fissure à l'avant de la coque, on surveille tout ça, ainsi que la quille, bref tout ce qui peut s'user. Étonnamment cette nuit, nous avons réussi à faire des quarts de 4h. On s’est un peu mis dans le rouge avec Antoine et on va repartir sur le rythme qu’on a d’habitude.