Paroles de skippers

Philippe Burger, co-skipper Gras Savoye Berger Simon Obptortus (Class40)

J’ai cru que c’était le livreur de pizza, écoute on en a bavé cette nuit à tirer des bords et à faire des manœuvres sans arrêt. Là, on est en petite tenue sous la pluie, et je crois qu’on est sortis du Pot au noir et qu’on prend la direction de la ligne d’arrivée. On est sous gennaker, on est sur la route là, on a gardé le décalage par rapport à Gustave Roussy, ils nous ont mis le tarif mais rien n’est perdu. Le Pot au noir, ce n'est vraiment pas la partie la plus démente de la course. Il y a 4 ans on était passés, mais cette fois-ci, on s’est pris un mur de grains, on n'a pas eu beaucoup de vent. On a pris plusieurs douches la nuit. C'est quand même idiot : pendant 10 jours, on en n'a pas pris une, et là on en prend 7 d’affilées ! C’est vrai que c’est éprouvant, j’ai pris la bôme deux fois sur le crâne, mais nous ne nous sommes jamais énervé !

Et maintenant, comme on dit : tout shusss !!!! Nous on y croit ! 

Maxime Sorel, skipper de V and B (Class40)

Il y a beaucoup de bruits dans le bateau ! On est à côté d’Imerys là, on le voit pas mal, l’ambiance est grand soleil avec un ciel bleu mais très humide. On a le couteau entre les dents, on essaye de grappiller chaque mille, on essaye de continuer dans la lignée depuis le début. On est à 90 degrés du vent entre 18 à 25 nœuds dans les grains, on est sous gennaker.

Aïna Enfance et Avenir a eu pas mal de vent avant nous, c'est classique, ça part pas devant. Nous avons eu derrière une molle, mais c'est vrai que depuis le début on a des vitesses assez proches. Malheureusement, ça fait un bout de temps que le bateau est dans le rouge. Dès que ça tape fort, on se dit que l'on est pas très doux avec lui. On a des voiles qui sont en tête d’environ 90 mètres carrés donc ça tire sur le mât. Nous avons toujours notre fissure à l'avant de la coque, on surveille tout ça, ainsi que la quille, bref tout ce qui peut s'user. Étonnamment cette nuit, nous avons réussi à faire des quarts de 4h. On s’est un peu mis dans le rouge avec Antoine et on va repartir sur le rythme qu’on a d’habitude. 

Giancarlo Pedote, co-skipper de Newrest – Brioche Pasquier (Imoca)

On est à vue avec La Mie Câline - Artipôle, c’est super sympa. On sait qu’on a en ce moment le moment de gloire à côte, ça fait du bien de les voir, ça nous remonte le moral.
Là on a un beau flux d’alizé d’est de 13 à 14 nœuds, avec un beau soleil, avec des petits cumulus, de temps en temps on croise des bateaux de pêche, il faut être très vigilant, on est très content, on profite bien de la chaleur !

Dans le Pot au Noir, c’était toujours la loterie, c’était un peu classique, la stratégie a mieux payé pour d'autres. On s’en est bien sortis. On a eu du mal pour Generali car il avait beaucoup d’avance et à la fin ils se sont fait doubler c’est vraiment pas de chance.
Là, en tout cas on va continuer près de la côte et après on va décider en fonction des modèles météo et du feeling, en tout cas il faudra optimiser notre trajectoire en fonction de ça. Je pense qu'on sera un peu en difficulté sur les derniers milles jusqu’à Salvador de Bahia. L’alizé est plutôt stable, on a eu 15 nœuds de vent.

Je fais une petite sieste sous la banette, je me repose un peu, mais surtout avec Fabrice on profite de ces dernières 36 heures de course, de naviguer sous la chaleur du Brésil. On se voit mercredi entre 00h et 3h TU, dans la nuit de mardi à mercredi. 

Alan Roura, skipper de La Fabrique (Imoca)

Ca se passe bien on est un peu tendu avec Fred là, car mine de rien, depuis 4 jours on se tire la bourre avec Generali et Generali va plus vite que nous, on en bave un peu pour les tenir, on les a vu là c’est plutôt sympa. On est un peu à la chasse. On est plus lent on sait, on essaye d’être le plus rapide possible, là on est sous gennaker et ils vont un nœuds plus vite. Il va falloir être rapide dans les manœuvres. Maintenant on rase la côte, hier on a eu des molles, on essaye de bien jouer avec les nuages, et on espère aussi avoir un peu de chance.

Depuis 2 jours, il n’y a plus d’organisation à bord, on n’arrive pas à dormir, on mange quand on peut, on est en mode figarists entre anciens de la Mini Transat ! On essaye de se reposer mais quand on sent que la bateau va moins vite on se lève. Donc pas le temps de trop se reposer.

C’est assez intense ! Donc on continue jusqu’à l’arrivée. On devrait arriver en milieu d’après-midi demain, ça dépend du vent, il nous reste 300 milles, on est à 14 nœuds de moyenne, on devrait arriver pour l’apéro. Normal quoi !

Yannick Bestaven, co-skipper de Bastide Otio (Imoca)

Ça va bien, on est sous spi, on a du vent plus vite que prévu, du coup on est en avance sur nos routages. On devrait être dans la baie de Tous les Saints dans moins de 6 heures.

On a cravaché fort, on est sous grand spi au portant, c'est à la fois grisant et stressant et vachement sympa à la fois. On a eu une belle nuit de haute vitesse. On a croisé des pêcheurs à vitesse grand V, un ou deux sont passés à côté.

On est super concentrés et vraiment contents de notre navigation de ces derniers jours. Vraiment satisfait de cette Transat Jacques Vabre. 

Romain Attanasio, skipper de Famille Mary Etamine du Lys (Imoca)

Ecoute, il s’est passé pas mal de choses depuis quelques jours l’entrée dans le Pot au noir a été un peu monotone on est resté très longtemps arrêté. On a réussi à se faire expulser en navigant derrière un grain dans 25-30 nœuds pendant deux ou trois heures.

On vient de passer l’équateur c’est beaucoup moins tranquille comme allure mais plus régulier que les jours précédents et au moins on voit la ligne d’arrivée. Pour le coup ça plante bien, on a réduit la voilure un peu plus tôt que prévu pour ne pas prendre de risques. Il fait très humide dehors et dedans, il fait 50 dégrés !

On prend soin de nous et de notre bateau, nos enfants nous envoient plein de message, nous avons Esperencia en contact souvent est avec tous les enfants malades. On est content d’être là. J’espère que la Caipi sera bien fraiche.

On a appris l’arrivée des deux premiers. On s’attendait à ce temps de course là pour eux, c’était une course de vitesse il fallait aller très vite, dans le front ils ont fait un beau mano a mano avec SMA qui a réussi à s’accrocher. On devrait arriver mercredi matin à Salvador. Ma famille sera sur place et celle de Sam aussi, on a prévu une bonne semaine de vacances au Brésil, ça va être chouette on a hâte d’y être, dans ce paysage ensoleillée.

Yoann Richomme, skipper de Vivo a Beira (Imoca)

Ça se passe bien, il fait chaud donc on est un peu humide sur le pont, ça déboule vite vers le Brésil on voit nos petits camarades d’à côté, on est à l’attaque on ne veut rien lâcher jusqu’ la fin ! Et on a hâte de retrouver notre famille. Dans le Pot au noir, avec notre bateau un peu plus vieux, ‘ »tait parfois difficile mais le passage dans l’Est a été pas mal. Avec pas trop d’erreur ce n’est pas encore fini on essaye de terminer sur une belle note, on soigne notre trajectoire. Dans l’ensemble, c’est une superbe Jacques Vabre, avec un projet atypique, on a tous les deux des choses à chercher dans ce projet, on réalise une belle Jacques Vabre on s’est bien battu et on soigne nos manœuvres, on essaye de battre La Fabrique. L’œil de JR on le voit toujours beaucoup et il a hâte d’arriver. On a eu des messages des écoles qui nous suivent, et l’association qu’on soutient sera à l’arrivée. On imagine que ça sera un accueil sympathique et chaleureux, on espère arriver en fin de journée pas la nuit, mais ça on ne peut pas le garantir. J’espère rester quelques jours à Salvador et à Rio pour l’association.

J’ai suivi l’arrivée des deux leaders. C’étaient les projets les plus professionnels et ils se sont bien entrainés, ce sont des gens sérieux qui travaillent leur sujet à fond, Yann a du apporter cette rigueur sportive au projet de St Michel-Virbac, et il a réussi à gagner avec une belle avance. Derrière, ils se sont bien arraché pour garder le rythme, on a pas mal échangé et ils ont mis en route plein de sujets intéressants qui ont porté leurs fruits. C’est vraiment le type de compétition que j’apprécie.

Tanguy de la Motte, skipper d’Initiatives Cœur (Imoca)

Ça va très bien, une belle journée commence le long du Brésil, on est un peu moins au près que ces jours-ci. On a renvoyé le J1 pour rattraper Yannick et Kito. Il ne faut pas qu’on perde trop de temps,il n’y pas des grands coups stratégiques à faire, Il on commence à être dans l’angle de 80, il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils nous fassent de cadeau.

Dans la journée, on commence à voir des pêcheurs mais justement on a du mal à les distinguer. La nuit, il faut faire attention à être un peu plus loin de la côte. Tout va bien à bord, au niveau matériel on est au potentiel max du bateau, tout est en ordre de marche pour continuer, on valide plein de choses pour la suite et pour l’avenir, et Samantha a vu pas mal de choses pour ses prochaines courses en Solitaire. C’est notre première course sur ce bateau. On était plus en mode découverte on a fait choses pas mal, il y en a qui ont était moins bien servi.

Pour la vie à bord, on est reparti sur ce qu’on avait vécu il y a 2 ans. Il n’y avait pas de décalage entre nous, on était plus en mode relais, plus qu’il y a deux ans, la course était plus longue là on s’est vraiment relayé pour que le bateau soit à 100%. On est assez content de ce que nous avons fait ensemble.

L’arrivée approche et je me suis permis de m’offrir un petit voyage à Fernando de Noronha, avec ma femme et mes deux fils. J’étais passé à côté pendant le Vendée Globe et ça m’avait donné envie d’aller voir ça de plus près. On va faire ça avant de rentrer en France.

Massimo Jury, skipper de Colombre XL (Class40)

Maintenant c’est un peu mieux car on est en sorti de Pot au noir, on a perdu 50 milles sur les leaders après ce passage. Le début s’est bien passé mais à la sortie, on est tombé sur des grains difficiles et on s’est fait distancer. Il y a 5 bateaux devant nous, ils sont tous dans la même position ! C’est un peu difficile d’imaginer revenir.

Maintenant il y a beaucoup de milles encore, il y a le même nombre de milles que sur une course comme Les Sables Horta ! On a eu pas mal de soucis au début, maintenant je pense que tout marche bien. On a déchiré le spinnaker medium qui est équipé d’un ris. On a fait une réparation mais je pense qu’on n’ aura pas besoin de cette voile-là. Autrement, toute la garde robe est OK et on est à 100 % Le seul truc pénible, c’est la télécommande cassée du pilote. Quand tu es à la barre, pour brancher, il faut demander à l’autre d’allumer le boitier !

Bertrand Delesne, skipper de TeamWork40 (Class40)

Pour nous ça va bien, pas d’avarie à noter, il y a une bagarre avec tout le monde. On a un peu de mal à suivre la cadence, c’est une ambiance studieuse !

On a pu revenir dans le Pot au noir qui était nord, et on a pu avancer lui, plus tu avances plus tu te dégages du Pot au Noir, tu ouvres les voiles tu accélères c’était difficile pour nous qui étions un peu en retrait de rester au contact à la sortie.

Je regarde pas trop le classement je sais que Justine est à fond dessus, mais moi, j’essaie juste de faire marcher le bateau à fond. Actuellement, on est à 100% du bateau, on a réparé des petits trucs pour essayer de le faire marcher avec le plus de potentiel.

 

Je pense que dans une semaine on sera là-bas. Il y a Fernando de Noronha sur la route et apr ès, ça va aller très vite, c’est une très belle route, j’adore ! C’est plein de souvenirs, c’est vraiment tout frais dans notre tête c’est des souvenirs de l’ambiance, de la fête avec les copains !

Jacques-Arnaud Seyrig, co-skipper de Esprit Scout (Class40)

Pour l’instant ça va bien on n’a pas eu trop de vent là le vent est un peu en train de revenir autour de Nous avons 8 à 10 nœuds de vent, ce n’est pas extraordinaire mais ça permet d’avancer, on va voir où ça va aller, on va faire la route vers l’ouest. On espère arriver dans les délais de la course on était bien au contact avant de s’arrêter. On essaye de faire avancer le bateau au

Marc Dubos, skipper de Esprit Scout (Class40)

On a du soleil on a chaud, techniquement on a pas de souci donc tout va bien ! Ce qui nous fait peur c’est d’être hors temps. Actuellement, les routages nous donnent 8 jours pour être à la hauteur de la tête de course. Donc, ça fait deux jours de marge, c’est bien et pas énorme à la fois. On espère qu’ils ne vont pas aller trop vite. On va se glisser entre le Cap Vert et l’Afrique . Je pense qu’on se décalera vers l’Ouest une fois que nous aurons passé le Cap Vert. Le vent est assez variable il varie entre 10 et 15 nœuds de nord-est. On surveille tout ça, on a fait un cocotier cette nuit.

Tom Laperche, skipper de Lion d’Or (Class40)

On est sorti du Pot au Noir, encore hier soir. C’est complétement nouveau, on change les voiles de temps en temps on a plutôt été gâté sur le passage on ne s’est jamais arrêté plus d’une heure ou deux. On commence à avoir une ETA un peu plus précise, on a encore quelques changements de la direction du vent avec quelques nuages, mais on pense déjà à l’arrivée donc c’est top !

Colombre est décalé vers l’ouest, pas si loin. On a donc un meilleur angle mais il est quand même assez loin. Derrière aussi, il y a de l’écart, donc on a moins de pression et moins de bagarre

On a eu quelques problèmes techniques à Madère qui nous ont bien handicapés et on a perdu du temps. Mais on dit chapeau aux leaders, il connaissent bien leur machine et font peu d’erreurs. Nous, on emmagasine de l’expérience, c’est énorme. J’avais déjà passé 15 jours en mer et la ça fait 14 jours qu’on est parti et il nous reste du temps en mer et le rythme est bien installé donc ça va.

Antoine Carpentier, co-skipper de V and B (Class40)

Ça va pas trop mal on tire sur le bateau, pour l’instant je touche de la peau de singe, tout ça a l’air de tenir. On a environ 20 nœuds de vent en moyenne on a du réduire la toile devant. C’est toujours un peu serré entre 80 et 90 degrés. C’est toujours une bagarre incroyable en tête il y a encore presque 900 milles pour faire la différence. L’état d’esprit, c’est : on veut rien lâcher !

Le Pot au noir a été assez fatiguant il y a beaucoup de manœuvres à faire que ce soit des virements de bords ou de changement de voile. On est sur le même bord depuis 36 heures, on fait des quarts de 3 heures pour se reposer. On essaye de vraiment retrouver l’énergie. Au niveau de l’alimentation on devrait manquer de rien et aura même plus à manger sur la fin pour reprendre des forces. Pour l’eau, c’est un peu juste, on a pur récupérer l’eau de pluie pour se faire des thés. Autrement jusqu’à l’arrivée, il nous reste 2 litres d’eau par jour par personne. Il fait chaud dehors donc on essaye de

s’hydrater au maximum. Et on a de la nourriture non lyophilisée donc il de l’eau dans la nourriture. On a pas encore trop regardé la météo de l’arrivée on a passé beaucoup de temps à regarder le bateau et les bonnes options, j’aurais une ETA plus précise ces prochains jours.

Yann Eliès, co-skipper de St Michel-Virbac (Imoca)

On décompte les milles un par un, on a hâte d’y être mais il n’y pas beaucoup de vent et on va devoir tirer des bords. C’est une belle journée de soleil et de voile pour arriver à Bahia. Le plus vite sera le mieux !

On s’est éloigné de la côte pour éviter les pêcheurs, il faut faire attention car ils sont très petits et bas sur l’eau.

On va les retrouver en revenant à la côte dans quelques heures, ils sont sympas, certains sont venus nous voir hier.

Une fois le Pot au noir passé, la navigation se passe sur des longs bords et du coup cela nous a permis de bien récupérer. C’est très diffcile de savoir dans quel état on est tant que l’on est en mer. On s’en rendra compte à terre mais nous sommes relativement en forme je pense.

Sur ce dernier jour, on continue le rythme de quart, on essaye de rester dans le course, il reste deux trois grosses bêtises à éviter… La course n’est pas finie, on vous racontera à l’arrivée, on est quand même contents d’avoir pas mal d’avance sur SMA. Nous savons que nous avons une belle marge de manœuvre donc il ne faut pas s’endormir.

On discute pas mal avec Jean-Pierre de la stratégie, des trajectoires. JP est très cartésien, chacun a trouvé sa place. Tout s’est bien passé, une pensée pour ceux qui sont derrière. En ce moment, on en profite, on savoure… Encore 8-10h de nav’ et ce sera fini. On fait notre max pour arriver avant le coucher du soleil.

Servane Escoffier, co-skipper de Bureau Vallée 2 (Imoca)

Ce Pot au noir fut compliqué, on a perdu des places, on est resté 3 jours dedans. Là, on est reparti, on est en route directe sur l’arrivée. Nous sommes forcément déçus, mais c’est comme ça. Heureusement, nous avons récupéré du vent, nous sommes au près en route vers Salvador de Bahia.

Dans le Pot, tu peux devenir fou, on avait bien les boules, il faut que l’on retienne notre première partie de course.

Il y a eu de très très bons moments aussi dans notre transat, à terre on fera le bilan. En ce moment, on a un grand ciel bleu à 80° du vent, on va passer dans l’hémisphère sud dans 4 min, on va avoir la tête à l’envers !

Nous avons quand même une inquiétude : nous n’avons plus d’eau potable. Le dessalinisateur fonctionne, on a beau mettre les capsules, l’eau est imbuvable, on boit le minimum possible.

Morgan Lagravière, skipper de Des voiles et Vous ! (Imoca)

Ca se passe bien, on est en approche des côtes brésiliennes, on est passé devant Recife, on continue à descendre les côtes, tout va bien, on est sous le soleil… Notre but est bien d’arriver le plus vite possible. On est à 25km de

la côte, on ne voit pas grand-chose, on croise des bateaux de pêche, il faut rester méfiant avec toutes ses activités là.

C’est génial depuis le Pot au noir, quand on a connu le pire on apprécie

On navigue sous GV haute et J2, le vent adonne petit à petit, on mettra le code 0 ou gennaker pour finir.

C’est particulier ce moment, on est en course et on prend aussi le temps de penser et de réfléchir, on est sur un mode différent. On est dans un sas de re-humanisation. C’est différent mais c’est sympa aussi cette fin course…

Notre duo, il a super fonctionné depuis le début de la course. On a toujours eu des moments d’échange et de partage, au cours des repas, c’est un rythme que l’on a depuis le début.

C’est des moments forts, on a raté des moments clés sur la partie, on aurait aimé gagné

Paul Meilhat, skipper de SMA (Imoca)

On a longé la côte brésilienne toute la nuit, on a croisé pas mal de pêcheurs. Depuis ce matin, on a entre 12 et 15 nœuds de vent d’est, ça va assez vite sous code0, on est à 15 nœuds de moyenne.

Nous avons croisé la French Tech (Multi50, ndlr) plusieurs fois, cette nuit on a vu leur feu.

C’était notre dernière nuit en mer, nous ne sommes pas très fatigués, les derniers quarts, c’est vraiment joli, on profite des lumières, des étoiles.

On échange beaucoup sur cette dernière journée, on essaye de profiter d’être en mer.

Il y a peu d’effets locaux finalement, on ne va pas tarder à mettre le spi en début de nuit.

Même si il n’y pas beaucoup de vent, ça peut rentrer encore un peu.

On débrief la course depuis le début. Et si c’était à refaire, on referait la même trajectoire, celle de St Michel-Virbac a été parfaite.

Les places ne sont pas déméritées, c’est plus facile de faire deuxième derrière des premiers qui ont bien navigué. »